Pourquoi j’aime le Mexique...

August 11, 2018

 

Le blog est un pur concentré d’authenticité, ce qui inévitablement m’amène à écrire des articles parfois pas toujours roses. Ainsi je n’hésite pas à porter un regard critique sur ma vie d’expatriée et il faut dire que tout ne s’est pas révélé simple, en particulier en ce qui concerne ma situation professionnelle. Cependant, si l’expatriation génère quelques sacrifices, elle est aussi source d’opportunités et de découvertes et il m’a semblé important de le rappeler avec un article 100% « positive attitude ». Je vous explique donc aujourd’hui en dix points pourquoi, malgré certaines difficultés, j’aime le Mexique.

1 – Le climat

 

 Xoximilco, Mexico

 

Bien que chaque région ait ses spécificités, le climat est en général agréable. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de la capitale, il n’y fait pas toujours chaud et beau. Au contraire, le climat de Mexico est tempéré toute l’année avec une température moyenne de 10-12°C le matin et de 24°C l’après-midi, et il y a même une saison des pluies de juin à septembre. Néanmoins, il ne pleut que généralement une heure en fin d’après-midi. Ces caractéristiques sont dues à l’altitude de la ville qui est située à 2 250 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

A l’opposé, se trouve la ville de Monterrey dans le nord où je réside qui se situe à seulement 540 mètres au-dessus du niveau de la mer et qui est enclavée dans une vallée, d’où des températures généralement très hautes. Je le mentionnais dans l'article Ce que j'aurais voulu savoir avant de partir. Les températures les plus agréables se rencontrent bien-sûr sur les côtes et en règle générale le Mexique est un pays où il fait beau !

 

2 – Les paysages

 

 Sierra Madre Oriental, Nuevo León

 

Le Mexique est un grand pays, très grand pays : sa superficie est de 1,964 millions de km2 contre 643 801 km2 pour la France. Son périmètre très étendu lui permet de jouir de paysages variés : mer, montagnes, jungle, désert. Du désert de Baja California à la côte Pacifique, de la jungle du Chiapas à la mer des Caraïbes, et des montagnes de la Sierra Madre aux canyons de l’Etat de Chihuahua, le Mexique en met plein la vue et tout le monde y trouve son compte !

 

3 – La proximité de la mer

 

 Cabo Pulmo, BCS

 

Le Mexique bénéficie de larges régions côtières, que ce soit le long de la mer des Caraïbes à l’est ou du Pacifique et de la mer de Cortés à l’ouest. Dans mon cas, je vis à Monterrey, bien loin de la côte et plutôt "pris" entre les montagnes mais en avion je ne suis qu’à deux heures de la Riviera Maya. Curieusement, je n’en n’ai pas tellement profité (dix jours de mer en trois ans) et paradoxalement je crois bien que j’allais plus souvent à la plage quand j’étais en France. Néanmoins, les plages du Mexique valent sans nul doute le détour.

 

4 – L’accueil des mexicains

 

C’est un concept bien répandu que les mexicains sont chaleureux et c’est vrai ! Je dirais qu’ils sont un peu plus abrupts dans le nord (ils le disent eux-mêmes) et il m’a fallu deux bonnes années pour en prendre vraiment conscience. Tout le monde me disait que les mexicains du centre et du sud sont plus sympathiques mais je considérais que j’avais été fort bien accueillie à Monterrey. C’est en voyageant que j’ai réalisé qu’en effet, les mexicains du sud sont encore plus affables. Cela ne signifie pas forcément que l’on devient ami avec tout le monde du jour au lendemain mais il est globalement facile de s’intégrer car les portes sont généralement ouvertes. Mon propos concerne les relations interpersonnelles et non pas les bureaux de services administratifs où là, comme partout dans le monde, on a affaire à des bureaucrates.

 

5 – L’esprit festif et la téquila

 

Autre idée commune et bien vraie, les mexicains aiment faire la fête et tout est prétexte à célébration. Au Mexique, l’optimisme prévaudra toujours, même en cas de crise, de conflit, de violence…Il faut savoir que le Mexique est un pays où la guerre d’Indépendance dura onze ans (1810-1821) et où la révolution dura dix ans (1910-1920). Il est également nécessaire de rappeler que c’est un pays où il règne une permanente guerre des cartels de la drogue (23 000 tués en 2016 lorsqu’à titre comparatif la guerre d’Irak en comptait 17 000) et où la corruption est partout. Dans ce contexte, les mexicains ont trouvé leur arme : l’optimisme, rythmé par cette petite phrase que l’on entend beaucoup, « No pasa nada », et qui veut dire littéralement qu’il ne se passe rien. En gros, rien de grave, aucun problème. Alors on s’assoit, on se détend et on se boit une téquila.

 

6 – La cuisine mexicaine

 

La cuisine mexicaine est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2010. Mélange de traditions préhispaniques et d’influences espagnoles elle fait la part belle aux épices et aux sauces en tous genres. Au-delà des tacos que nous connaissons tous, on trouve bien d’autres plats typiques dont voici quelques exemples :

 

  • Les chiles en nogada : ce plat qui se déguste traditionnellement en septembre célèbre l’indépendance du pays et revêt les couleurs du Mexique. Il se compose de « chiles » farcis de viande, noix, fruits et épices et est surmonté d’une crème à base de noix et de grenades.

  • Le pozole : sorte de potée mexicaine à base de maïs et de viande de porc, bœuf ou poulet. On l’accompagne d’ingrédients déjà présents sur la table tels que l’avocat, la coriandre, des oignons émincés…

  • Les tamales : ce sont des papillotes de feuilles d’épi de maïs (ou de bananier dans le sud) garnies de viande de bœuf ou de poulet ou de porc ou de frijoles

 

  • Le mole : il s’agit d’une sauce que l’on verse généralement sur du poulet, à base de cacao, piment, cacahuètes, cannelle et autres épices. Il en existe une multitude.

 

Ceci ne sont que des exemples qui démontrent à quel point la cuisine mexicaine est riche.

 

7 – L’artisanat mexicain

 

 

Au Mexique, on découvre plein de petits trésors fait main. En vrac, voici les perles que l’on peut chiner : alebrijes (petites figurines en bois peintes représentant des animaux), tissus (tapis, couvre-lits, etc…), vannerie, sacs en cuir, calaveritas (têtes de mort) en bois peintes, objets en perles (art Huichol) …

L’artisanat mexicain est vaste, coloré, et varie en fonction des régions. Problème : il a tendance à se perdre et surtout il est imité…par les chinois. Un conseil donc avant de vous lancer dans l’achat frénétique d’objets en tous genres : n’hésitez pas à questionner sur leur origine. En général il est relativement facile de savoir si votre interlocuteur est honnête ou non.

 

8 – Les traditions

 

Le Mexique est un pays à l’héritage culturel complexe. Les traditions indigènes se mêlent au catholicisme introduit par les espagnols et cela constitue un bagage surprenant et hétéroclite.

L’un des exemples majeurs de cette étrange alchimie est « Dia de Muerto » (le jour des morts) que l’on célèbre le 2 novembre. Héritée des croyances préhispaniques, c’est une fête où les familles honorent leurs ancêtres en érigeant un autel dans leur maison à la mémoire du défunt et en couvrant les tombes de fleurs et d’offrandes. La mort n’y apparaît pas comme une fatalité et le principe est de rappeler la mémoire de l’être cher perdu.

Les studios Disney ont à cet égard réalisé le film Coco l’an dernier qui résume très bien la magie et le folklore de cette tradition.

 

9 – L’architecture

 

 San Miguel de Allende, Guanajuato 

 

L’héritage colonial est très prégnant au Mexique. Suite aux pyramides érigées par les Mayas et les Aztèques, les espagnols y ont construit des églises ainsi que des maisons coloniales colorées organisées autour de patios et c’est plein de charme. Les exemples les plus éminents se rencontrent dans des villes telles que San Miguel de Allende et Guanajuato situées dans le centre nord du pays.

Monterrey étant une ville récente, on trouve peu de maisons coloniales et les rares qui existent se situent dans le Barrio Antiguo dans le centre-ville.

 

10 – La langue espagnole

 

C’est évidemment totalement subjectif mais je trouve que l’espagnol est une belle langue car c’est une langue chantante. J’aime les sons qu’elle produit, ses « r » roulés, son dynamisme et je pense que c’est une langue relativement facile à apprendre pour un natif de langue française car il y a beaucoup de similitudes avec le français.

Le Mexique est en définitive un pays d’une grande beauté, porteur d’une culture riche aux origines variées, qui malgré les obstacles et les problématiques auquel il fait face, renferme de bien jolis trésors et séduit de par le monde. Et puis après tout, je suis quand même mariée à un mexicain !

 

 

 

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A propos

Tout a commencé par un semestre d’étude…cela s’est terminé en déménagement. Moi c’est Hélène, et je me suis installée au Mexique en Juillet 2016, époque à laquelle j’ai débuté le blog. A French in Mexico, c’est l’histoire d’une française (moi) qui vit au Mexique et qui écrit plein de choses sur le voyage et la vie à l’étranger. Je partage ma découverte du pays et de sa culture, mais aussi mon expérience sur la vie d’expatriée, sa richesse, ses challenges et ses difficultés.

Plus d’informations sur mon parcours, ainsi que mes coordonnées de contact, sont disponibles dans la rubrique « A propos ». Bonne lecture à tous!

 

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