Santa María la Ribera ou Mexico hors des sentiers battus

Il y a quelque temps j’ai partagé un article sur la Roma Norte à Mexico, un quartier jeune et dynamique, incontournable de la capitale et surtout connu pour son architecture porfirienne, c’est-à-dire qui date de l’époque du Porfiriato. Voir La Roma Norte - Le quartier hipster de Mexico.


Pourtant, la Roma Norte n’est pas l’unique quartier à abriter de tels joyaux. On les trouve chez ses voisines – la Condesa et la Juarez – mais aussi dans le quartier Santa María la Ribera.

* Pour en savoir plus sur les quartiers de Mexico et vous aider à vous repérer, je vous invite à lire Le guide de Mexico – Découvrir Mexico par quartier.



Santa María la Ribera est loin de faire partie des lieux touristiques de la capitale mexicaine et ce n’est pas ce que je recommanderais pour un court séjour. En revanche, si vous décidez de passer une semaine complète à Mexico, pourquoi ne pas y faire un détour ?


Histoire du quartier

Attractions principales

Où manger

 

Histoire du quartier


L’origine de Santa María la Ribera remonte à 1858. Alors qu’elle s’est développée durant le Porfiriato, elle a finalement été délaissée au profit de quartiers plus centraux et plus attractifs tels que la Roma et la Condesa.

Aujourd’hui, le quartier est à nouveau en plein essor tout en préservant son authenticité. En effet, il est essentiellement habité par des locaux et l’on peut à ce titre dire qu’il n’a pas succombé à la gentrification que l’on peut observer dans la Roma et la Condesa où sont établis beaucoup d’européens. Cela permet d’une part de découvrir une autre facette de la capitale mexicaine et d’autre part de bénéficier de prix plus accessibles.


 

Attractions principales


* Le Kiosco Morisco : pavillon mexicain de l’exposition universelle de 1884 à la Nouvelle-Orléans, il fut ensuite installé sur l’Alameda dans le centre de Mexico et finalement établi sur la place centrale de Santa María la Ribera en 1910. De style mauresque, il compte 44 colonnes extérieures et 8 intérieures qui supportent une coupole de verre surmontée d’un aigle en bronze.



Le symbole de l’aigle


Si l’on observe le drapeau mexicain, on discerne un aigle royal qui dévore un serpent. L’aigle royal mexicain recouvre plusieurs symboles. Il rappelle Huitzilopochtli, dieu de la guerre chez les Mexicas, et par extension l’incarnation du soleil. L’aigle était vénéré par les populations préhispaniques parce qu’il représentait la force, le pouvoir, l’ascendant sur les autres et aussi une place centrale dans le cosmos, celle du soleil. Mais l’aigle était également un symbole impérial en Europe. Il apparaît à cet égard sur le drapeau mexicain pour la première fois en 1821 sous l’empire d’Agustín Iturbide.


La version qui demeure aujourd’hui, et qui du reste est enseignée dans les écoles, est que l’aigle sur le drapeau mexicain symbolise la fondation de Tenochtitlán, actuelle ville de Mexico, par les Aztèques. L’aigle leur aurait en effet indiqué le lieu où fonder la cité et cet événement aurait été annoncé par le dieu Huitzilopochtli, dieu en l’honneur duquel ils édifièrent le premier temple en 1325.


* Le Musée de Géologie de la UNAM : il donne sur la place principale et se situe à gauche du kiosque. Inauguré en 1906 par Porfirio Diaz, le musée abrite aujourd’hui des collections de paléontologie, minéraux, pierres et météorites.

La UNAM est la Universidad Nacional Autónoma de Mexico.



* Le marché : situé à environ une dizaine de minutes à pied de la place principale, le marché de Santa María la Ribera est presque exclusivement fréquenté par les locaux, habitants du quartier. Je recommande toujours de visiter les marchés car cela permet de découvrir les produits locaux.



* La bibliothèque Vasconcelos : construite par l’architecte mexicain Alberto Kalach en 2006, on y va, si ce n’est pour les livres, pour l’édifice dont l’imposante structure d’acier et de verre est impressionnante.



Si le nom d’Alberto Kalach ne vous parle pas, il s’agit d’une des figures majeures de l’architecture mexicaine contemporaine et je vous invite à jeter un œil à l’hôtel Escondido dans la ville de Oaxaca ou à la Casa Sforza, complexe hôtelier situé à Puerto Escondido.


* Le Museo Universitario del Chopo : conçu en 1902 pour l’Exposition d’art et de textiles de Düsseldorf en Allemagne, il impressionne par la hauteur de sa structure métallique. Œuvre de l’architecte allemand Bruno Möhring, c’est un édifice emblématique du Jugendstil (Art Nouveau) qui abrite aujourd’hui un centre d’art contemporain et une cinémathèque.



 

Où manger


* Xuva : restaurant de cuisine oaxaquénienne à un prix très accessible au vu de sa qualité (presque) gastronomique.



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