Le Monthly Post – Novembre 2020



C’est une chronique mensuelle un peu tardive que j’écris et qui me rappelle à quel point il devient urgent d’apprendre à mieux m’organiser. À inscrire sur la liste des bonnes résolutions pour l’année 2021 ? Le mois de novembre s’est révélé chargé et en particulier marqué par un projet de déménagement : en voici le récit en mots et en images ci-dessous.


Côté blog


Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu suivre mes mésaventures lorsque j’ai tenté de passer de Wix à WordPress. Mon manque d’expérience et de connaissances m’a conduit à commettre des erreurs et en définitive je continue à l’heure actuelle d’éditer le blog avec Wix. J’en parle dans Entre Wix et WordPress : chronique d’une blogueuse.

On a failli acheter un appartement à Mexico fut l’objet d’un autre article ce mois-ci. Andy et moi projetons de quitter Monterrey pour la capitale mais notre recherche de logement s’avère plus difficile que ce que nous espérions : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?


Côté expat

Avec un futur déménagement en perspective je me prépare à du changement. J’ai beau rester sur le sol mexicain, Monterrey et Mexico sont deux villes qui n’ont pas grand-chose en commun. Ce sera le sujet d’un prochain article.


Côté running


Andy s’est blessé et est interdit de course pour le moment, j’en profite donc pour ralentir le rythme de mon côté. Je n’ai pas complètement arrêté mais j’ai vraiment lâché du lest y compris en yoga et fitness. Concrètement je suis passée de 5 séances de sport hebdomadaires à 2 ou 3 séances.


Quotidien


Le papa d’un ami très proche, victime du COVID-19, est décédé le 8 novembre. J’ai assisté le lendemain aux funérailles où nous étions 8 personnes masquées : ce moment difficile rappelle à quel point la réalité de la pandémie, un an après la première apparition du virus, est toujours bel et bien présente. À cet égard l’Etat du Nuevo León est de nouveau passé en zone rouge et le week-end dernier tout était fermé, y compris les supermarchés…Ça semble ahurissant mais plus rien ne m’étonne : il faut simplement continuer à avancer.


Dans ce contexte, mon groupe d’amis a naturellement annulé notre posada : moment de réunion entre amis ou en famille durant la période de l’avent et où l’on mange traditionnellement des tamales (papillotes de feuilles de maïs cuites à la vapeur farcies de viande, frijoles, légumes, fromage…)


Lu


Le roman Beaux rivages de Nina Bouraoui. J’ai beaucoup aimé la simplicité et en même temps la force de ce récit qui raconte une rupture amoureuse. L’auteur met les mots justes sur une expérience universelle, quelque chose que nous avons tous vécu, qui semble insurmontable sur le moment et dont finalement nous parvenons tous à faire le deuil.


Dans un tout autre registre, je partage un article du Courrier International paru le 21 octobre et traduit du New York Times : Pourquoi Trump pourrait encore gagner… « même s’il perd ». Il s’agit d’un excellent article qui explique en quoi le système électoral américain est devenu complètement désuet et anti-démocratique avec une vidéo à l’appui.


Vu


The Social dilemma sur Netflix à propos des dérives des réseaux sociaux. Le reportage met en lumière une face peu reluisante de cette industrie qui utilise les données des usagers à des fins manipulatives, l’objectif étant de créer une dépendance.

Je l’ai trouvé très bien fait avec notamment des partages d’expériences de personnes ayant travaillé chez Google, Facebook, etc…Ils expliquent en quoi l’utilisation des données est employée pour créer des modèles d’action (qu’allons-nous faire ?) et en quoi ces modèles permettent de générer des prédictions. Ils soulignent par ailleurs les trois buts implémentés dans les algorithmes : l’engagement, la croissance et la publicité. En définitive, bien que beaucoup considèrent les réseaux sociaux comme quelque chose de « gratuit », il est tout de même nécessaire de se rappeler que si l’on ne paie pas pour un produit c’est que l’on est le produit.


Le thriller psychologique The Devil all the time. Je ne remets pas en question la qualité du jeu des acteurs et de la réalisation mais honnêtement je n’ai pas aimé. C’est noir, triste, violent, bref ça brosse un sombre portrait de l’humanité et ce n’est pas l’idéal à voir en 2020.

À cet égard, regarder la première saison de la série Ratched n’était peut-être pas une bonne idée non plus. En 1947, on suit l’arrivée de l’infirmière Mildred Ratched (brillamment interprétée par Sarah Paulson) dans l’hôpital psychiatrique du Dr Hanover en Californie et où elle tente de faire échapper son frère qui y est hospitalisé. Malgré l’atmosphère obscure et anxiogène, j’ai aimé le côté complètement décalé de la série ainsi que sa photographie avec de forts contrastes de couleurs. Ce n’est pas facile de rentrer dedans mais j’ai désormais hâte de voir la suite.



Enfin, la quatrième saison de The Crown : je manque sûrement d’objectivité mais c’est pour moi un vrai chef d’œuvre. Je trouve le jeu des acteurs époustouflant et la musique magnifique. Je suis tellement subjuguée que j’ai décidé de recommencer la série depuis le début.


Entendu


L’épisode #119 du podcast Le Gratin : Virginie Guyot, pilote et 1ère femme leader de la Patrouille de France. Une femme pilote de chasse de l’armée de l’air française ça ne court pas les rues : j’ai beaucoup aimé écouter son parcours ainsi que sa vision du travail en équipe. Enfin, j’ai retenu cette citation :

« Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné. »

Fait



Deux voyages express (une nuit la première fois et deux nuits la seconde) à Mexico afin d’effectuer des visites d’appartements et de préparer la transition de mon activité professionnelle d’une ville à une autre.


J’aime


L’issue des élections américaines avec l’élection de Joe Biden et de Kamala Harris à ses côtés.

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