2020 : blog, vie pro et expatriation au Mexique.



Que dire de l’année 2020 ? Trop de choses ou au contraire pas assez ? De quoi nous souviendrons-nous ? « Ah mais oui c’était l’année COVID » …J’ai été fascinée par la dichotomie entre les réactions des uns et des autres et de voir à quel point nous étions touchés différemment. Encore aujourd’hui je suis affligée par ceux qui ont perdu leur emploi et qui peinent à en retrouver et je suis assez effarée par ceux qui se déhanchent sur les sons électro des plages de Tulum (sans masque bien-sûr) comme si la pandémie n’était qu’une chimère. Il y a ceux qui limitent leurs déplacements, respectent les mesures de prévention, et puis il y a ceux qui font le tour du monde et ne comprennent visiblement pas qu’une réunion de vingt personnes ne correspond pas précisément à ce qu’on appelle un « petit comité ». Chacun a des motivations différentes qu’il ne m’appartient pas de juger mais je pense qu’il y a une distinction à faire entre quelqu’un qui voyage pour retrouver les siens après des mois (voire années) de séparation et ceux qui sautent dans un avion tous les trois mois pour explorer une nouvelle destination. En fait c’est un peu comme s’il y avait deux réalités, deux dimensions.


Au vu du contexte sanitaire et économique inattendu, comme beaucoup d’entre nous, je n’ai pas accompli ce que je projetais il y a un an. Retour sur une année en demi-teinte comme paralysée dans le temps.


Les bilans des années précédentes sont disponibles dans les articles suivants : 2019 : le bilan du blog et de l’année, 2018 : le bilan du blog et de l’année et L’année 2017 : le bilan.


Côté expatriation et vie pro


En juillet, cela fera cinq ans que je suis expatriée/immigrée au Mexique. Je possède la résidence permanente depuis un an et demi et je n’ai jamais écrit d’article à ce sujet : ce fut un process à la fois long et retors et je n’ai jamais eu le courage de revenir dessus par écrit. Peut-être plus tard…


Si vous êtes un lecteur régulier du blog, vous savez que je réside dans la ville de Monterrey, capitale de l’Etat du Nuevo León, à propos de laquelle j’ai écrit cette année Vue d’en haut : Monterrey asphyxiée. C’est toujours désolant d’être le témoin de la bêtise et de la négligence humaine. La décision a été prise cette année de déménager, malheureusement pas pour une ville moins polluée puisque je m’apprête à rejoindre Mexico, la capitale. J’ai écrit à cet égard On a failli acheter un appartement à Mexico et Nous n’achèterons pas à Mexico ?



Au niveau professionnel Lancer sa boîte à l’aube d’une pandémie n’a rien facilité. Dans ce contexte délicat j’ai écrit Le choix en expatriation – Récit d’un projet avorté où je reviens sur la mise entre parenthèses de la licence Humanités à distance (que je faisais à titre personnel). Enfin, j’ai tout de même eu un joli projet cette année : la traduction d’une biographie historique du français à l’anglais. Bien que je ne sois pas traductrice professionnelle j’ai eu la chance de pouvoir m’atteler à une tâche hors de ma zone de confort et dont je suis fière. Je vous invite à lire Anecdote expatriée : ma traduction d’une biographie historique à propos de Charlotte de Belgique. Je tiens à préciser que Charlotte de Belgique fut Impératrice du Mexique de 1864 à 1867 et que j’ai effectué cette traduction pour les besoins d’une production cinématographique.


Enfin, parce qu’il est impossible d’éviter le sujet « COVID » je vous renvoie eux articles suivants : Coronalandia au Mexique (et dans le monde), La vie à Coronalandia, La crise au Mexique et Le COVID-19 pour cadeau de Noël.


Côté Vie au Mexique


Il n’est pas facile de créer de nouveaux contenus quand on ne fait pas de nouvelles découvertes. Depuis mon installation au Mexique, je voyage un peu moins chaque année (la pandémie n’a bien-sûr pas aidé) et je me rends compte que je lis moins aussi (mais ça c’est une autre histoire…) Certaines personnes m’ont demandé pourquoi je ne faisais pas plus de choses « autour » de Monterrey, je me vois donc obligée de préciser qu’il n’y a pas « tant » de choses à faire. Il y en a, certes (voir Que faire à Monterrey ?), mais le Mexique est un vaste pays où les distances ne sont pas négligeables et où la logistique en termes de sécurité est toujours à prendre en compte. Déménager dans la capitale sera bénéfique à ce niveau-là car il y a beaucoup plus de « pueblos mágicos » à explorer autour de Mexico.


Camino a la leona, Santiago, Nuevo León


J’ai malgré tout rédigé plusieurs articles en lien avec la culture et la société mexicaine : Au Mexique, la guerre aux femmes, Mes recommandations culturelles au Mexique, Trois femmes mexicaines font entendre la voix de Oaxaca et « Ya no estoy aqui » : un nouveau film mexicain disponible sur Netflix et dont l’histoire se passe à Monterrey.


Côté Blog


Voici en chiffres ce qu’a représenté le blog en 2020 :

Chaque année je me dis que je vais consacrer plus de temps au blog et je n’y parviens jamais. Je ne tiens pas à prendre de résolution que je ne saurais tenir pour 2021 mais je souhaite continuer le blog et surtout, je souhaite lui donner un nouveau visage. Je vous invite à lire à cet égard Entre Wix et WordPress : chronique d’une blogueuse.


Côté running


Je devais participer au marathon de Chicago en octobre mais il a bien-sûr été annulé, à l’instar de toutes les autres courses locales auxquelles j’étais inscrite. Ce n’est pas évident de s’entraîner lorsque l’on n’a pas d’objectif de course en face (j’avais participé à dix courses en 2019 dont le Marathon de Paris) mais j’ai malgré tout couru toute l’année et ne me suis accordée qu’une seule semaine OFF à la fin du mois de décembre. Avant le déferlement de la vague j’ai tout de même eu la chance de pouvoir courir les 15 km de la Hot Chocolate Race en janvier, les 21 km des Tarahumaras pour la troisième année consécutive en février et les 10 km de Los Duendes en mars.


J’ai également poursuivi la pratique du yoga (via Zoom) et je me suis mise aux entraînements de Madfit à la maison, excellent complément de la course. Je souhaite néanmoins réévaluer mon planning d’entraînement car je suis parvenue cette année à 5 à 6 sessions hebdomadaires, généralement d’une heure ou plus, et c’est trop. Ça me prend du temps (au détriment de la lecture par exemple) et je n’en ressens pas de satisfaction particulière. Je crois que c’était une manière de me donner un sentiment d’accomplissement au travers d’une année difficile mais je souhaite trouver un nouvel équilibre.


Côté voyages



Point de voyage cette année à l’exception d’un week-end dans une cabane à Arteaga dans l’Etat voisin de Coahuila et une journée dans deux vignobles. Je me suis par ailleurs déplacée à Mexico pour une recherche d'appartement (une nuit la première fois et deux nuits la seconde). J’espère que 2021 verra se « débloquer » les voyages et la mobilité en général.


Vu, lu, entendu : ce qui m’a le plus marqué


Voici un échantillon de choses vues, lues et entendues qui m’ont marqué en 2020.

VU :

- Côté séries en vrac : The Morning Show, Big little lies, Little fires everywhere, Mrs America, Racthed, la cinquième saison de You Me Her, la série française Le bureau des légendes (dont je parle dans le Monthly Post d’Octobre) et bien-sûr la quatrième saison de The Crown.

- Côté reportages : The Last Dance sur le basketteur Michael Jordan (voir le Monthly Post de Mai), Athlete A qui revient sur les innombrables abus sexuels perpétrés par le Dr Larry Nassar auprès des gymnastes appartenant à la Fédération de gymnastique américaine et The Social dilemma à propos des dérives des réseaux sociaux.

Je ne partage pas de film car aucun ne m’a marqué en particulier.


LU :

L’Art de perdre d’Alice Zeniter (voir le Monthly Post d’Avril), Bullshits jobs de David Graeber (voir le Monthly Post d’Octobre), Beaux rivages de Nina Bouraoui et Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie.


ENTENDU :

Beaucoup de Riopy, pianiste français, et de Jill Barber, compositrice et chanteuse canadienne jazzy.

Côté podcast : Le Gratin (même si j’ai moins apprécié les invités cette année), Vlan, Réelles, Femmes puissantes, French Expat Le Podcast et Expat Heroes.


Le bilan


Icamole, Nuevo León


Pour la majorité d’entre nous 2020 n’a pas été une année facile. Je n’avais pris aucune résolution mais j’avais deux objectifs : développer mon entreprise que je venais tout juste de lancer et courir le marathon de Chicago. Les deux ont bien-sûr été mis à mal. J’avais par ailleurs à cœur de rompre un quotidien ennuyeux à Monterrey, ce qui n’a pas été possible non plus et je mentirais si je disais que le contexte sanitaire et économique ne m’a pas affecté.


Durant le confinement d’avril au Mexique j’avais essayé de développer un nouveau projet et j’avais commencé l’écriture d’une nouvelle en plusieurs épisodes intitulée Nos vanités (voir Chapitre 1 – Un nouvel an entre amis / Chapitre 2 – La menace et Chapitre 3 – Nuit blanche) mais je l’ai finalement abandonné par manque d’énergie en me concentrant finalement sur l’édition de contenus pour ma boîte. Je me suis à cet égard mise au montage vidéo avec le logiciel Filmora.


Il m’est difficile de conclure ce bilan car même si je tiens à conserver un certain optimisme, j’ai le sentiment de marcher sur des œufs. J’ai un déménagement et des voyages prévus pour 2021 et une entreprise à faire grandir mais qui sait de quoi demain sera fait ? S’il y a un article qui résume bien ma vision des choses, c’est celui que j’ai écrit en mars et qui ne rentre dans aucune « case » du blog : Ode à ma génération – La génération Y, celle des Millennials.

Je dirais finalement que je n’ai qu’un seul crédo pour 2021 : foi et persévérance. Rien ne demeure immuable, tout change et j’aime à penser que la roue finit toujours par tourner.



Je vous remercie pour vos visites sur le blog et j’espère vous voir un jour un peu plus actif en commentaires. Je vous invite à partager vos impressions, vos ressentis, vos questions mais aussi vos suggestions. À vous tous, qui prenez le temps de me lire, je vous souhaite une très belle année 2021, qu’elle vous apporte la santé mais aussi le succès dans tous vos projets.

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