Indépendance mexicaine à San Miguel de Allende


Il y a une semaine, j’ai eu le plaisir de retourner à San Miguel de Allende pour la célébration de l’Indépendance mexicaine, et cette fois-ci non pas à deux mais en famille (voire mon premier article publié sur San Miguel en anglais il y a deux ans).

Nous étions six au total : ma maman, ma sœur, mes beaux-parents ainsi que mon mari et moi-même.

L’expatriation nous amène inévitablement à souffrir parfois de la distance avec nos proches, mais lorsque ces derniers nous rendent visite dans notre pays d’adoption, on ne ressent que plus de joie à partager avec eux les lieux que nous y affectionnons ainsi que la culture locale. Et puis, disons-le franchement, ma famille est bon public ! En fait, je dirais que j’ai la chance de venir d’une famille si ouverte sur le monde, curieuse, avide de langues étrangères et de gastronomie locale.

Ce week-end est l’occasion pour moi de vous parler de San Miguel et de l’Indépendance mexicaine sur le blog en français.

Techniquement, l’Indépendance du Mexique est célébrée le 16 septembre, mais le 15 qui le précède est le jour du « grito » qui signifie littéralement « cri » et qui désigne l’appel à l’Indépendance. En effet, le « Grito de Dolores » (en référence à la ville de Dolores Hidalgo située dans l’Etat de Guanajuato, non loin de San Miguel) est considéré comme le moment clé et initiateur de l’Indépendance mexicaine face à la souveraineté de l’Espagne en 1810. A noter que la guerre d’Indépendance dura jusqu’en 1821, soit 11 ans.

Chaque année, les journées des 15 et 16 septembre sont le théâtre de festivités à travers toute la république mexicaine et San Miguel de Allende est l’une des villes où son folklore est parmi les plus emblématiques.

Brève histoire de San Miguel de Allende

San Miguel de Allende est une ville située dans l’Etat de Guanajuato (centre du Mexique) et est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. La ville y a vu naître Ignacio Allende (1769-1811) qui fût capitaine de l’armée espagnole. En réalité, il sympathisa avec le mouvement d’indépendance, acte de trahison qui l’amena à être capturé puis exécuté par les autorités coloniales espagnoles dans l’Etat de Chihuahua.

La ville reçût différents noms au travers du temps. Les indigènes l’appelaient originellement « Izcuinapan » (qui signifie « Lieu des chiens » et sans qu’on ne sache réellement pourquoi). Les espagnols lui ont ensuite donné le nom de San Miguel el Grande qui se réfère au fondateur de la ville. Puis la ville fût finalement appelée San Miguel de Allende en 1826 en hommage à Ignacio Allende.

Suite à la guerre d’Indépendance, la cité menaçait de se transformer en ville-fantôme mais des artistes étrangers découvrirent son architecture coloniale à la fois baroque et néoclassique érigée par les espagnols et décidèrent d’y emménager. Ils commencèrent à y travailler, en développant des institutions artistiques et culturelles telles que l’Instituto Allende et la Escuela de Bellas Artes. Rapidement, San Miguel gagna une réputation « artistique » et aujourd’hui les galeries d’art y sont prolifiques.

La ville attira nombre d’étudiants d’art étrangers ainsi que des soldats américains en étude grâce au G.I. Bill, loi américaine de 1944 fournissant aux soldats américains mobilisés pendant la Seconde Guerre Mondiale (dénommés les G.I.) le financement de leurs études universitaires ou de formation professionnelle entre autres bénéfices.

Aujourd’hui, on rencontre beaucoup de retraités à San Miguel (américains et européens), des artistes, des écrivains ainsi que des touristes.

Comment accéder à San Miguel de Allende ?

L’aéroport le plus proche est celui de Querétaro d’où partent des bus en direction de San Miguel (comptez 1h20 environ). En voiture, la ville est située à environ 4h20 de Mexico, la capitale. Pour ma part, je réside à Monterrey dans le nord du pays, et il faut compter 7 bonnes heures, parfois jusqu’à 10 heures s’il y a des portions de route en réfection et/ou beaucoup de camions. Il est donc nécessaire de partir très tôt le matin.

La première fois, je me rappelle être partie avant l’aube quand tout était encore plongé dans l’obscurité. En revanche, cette fois-ci nous avons pris la route aux environs de 8h pour parvenir à San Miguel à 17h…Mais peu importe, nous avons profité des paysages mexicains, entre montagnes, plaines et cactus, en famille. Même si le café des stations-service s’apparente plus à du jus de chaussettes qu’à du café, même si c’est fatiguant, même si l’on a hâte d’arriver, être sur la route est toujours un moment que j’apprécie. Cela fait autant partie du voyager que d’arriver à destination.

Note : la qualité des routes au Mexique est « discutable ». Il est assez courant de tomber sur des trous et/ou de faire face à des conducteurs peu scrupuleux (doublage par la droite, etc…) De plus, beaucoup de routiers sont « sous substances » afin de tenir le coup et la distance (ils ne sont pas limités en heures de route comme en Europe). Il est donc primordial d’être doublement prudent. Enfin, ne soyez pas surpris par les contrôles militaires et les barrages migratoires : ils sont courants et bien-sûr ralentissent le trajet.

Où rester à San Miguel ?

Il y a beaucoup d’hôtels, auberges de jeunesse et Airbnb à San Miguel mais mon endroit préféré est de loin la Hacienda Las Amantes (Salida Real a Queretaro 3, 415 114 89 62).

Comme pour tout hébergement, il est recommandé de réserver très à l’avance pour le week-end de l’Indépendance et le bémol est qu’il s’agit d’un hôtel-boutique plutôt cher (comptez environ 3 500 MXN par nuit soit 158€). C’est le genre d’hébergement qu’on s’autorise une fois dans l’année, ce que j’appelle le petit « coup de folie ».

Le fait est que l’hôtel occupe une antique maison du 18ème siècle enregistrée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa propriétaire, Gabriela Enríquez, est probablement la plus jeune hôtelière de San Miguel mais surtout la plus chaleureuse. Un jour où nous rentrions à l’hôtel après s’être reçu une bonne averse sur la tête, elle nous apporta immédiatement quelques plaids ainsi que du thé et se mit à échanger avec nous. Elle nous parla des projets qu’elle mène (restauration de vielles chapelles dans la région, soins dans un sanctuaire pour les lions maltraités par les cirques…) ainsi que des choses à voir et à faire dans les alentours. Elle nous recommanda des adresses et finit par faire une réservation dans un restaurant pour nous le lendemain ainsi qu’offrir une bouteille de vin à ma sœur que nous partageâmes tous ensemble. Autant dire que l'Hacienda Las Amantes, qui ne compte que six chambres, est un hôtel différent, chaleureux, intime.

Gaby a acheté la maison avec sa maman il y a de ça environ quatre ans et se positionne en ces mots : “Je pense que revenir à l’élégance de notre Mexique, avec son artisanat, ses fresques, toutes ses saveurs et toutes ses couleurs est très important. Nous sommes en train de rééduquer une génération qui a perdu le Mexique de vue et qui rend hommage aux Etats-Unis et à d’autres parties du monde, quand en réalité, notre pays n’a rien à envier aux autres. » Gaby souligne ici une tendance que j’ai tristement beaucoup observé au Mexique : l’« oubli » des racines profondes du pays à cause de l’influence américaine.

L’investissement afin d’acquérir et rénover la maison ainsi que ses terrasses et ses patios a excédé 3 millions de dollars mais…c’est devenu un bijou. Six chambres, toutes différentes les unes des autres, une cuisine antique, un magnifique jardin avec un bassin et des plantes grimpantes de toutes parts, ainsi que le meilleur panorama sur la ville depuis la terrasse supérieure : voici ce que l’on trouve à l’Hacienda Las Amantes.

Aux cotés de Gaby, Cesar, David ainsi que l’ensemble du personnel est véritablement aux petits soins. Votre petit-déjeuner (œufs, chilaquiles…) est ainsi préparé comme vous le souhaitez et lorsque nous avons célébré l’Indépendance sur la terrasse de la chambre de mes beaux-parents, on nous a naturellement apporté verres, assiettes, etc… (on avait tout prévu pour un apéritif dînatoire mais nous étions un peu démunis quant à l’équipement).

En définitive, ce lieu est magique, et je tiens à préciser que je ne perçois aucun bonus pour écrire ces choses-là. Ça vient tout simplement de mon cœur et de l’expérience que j’ai vécu.

Que faire à San Miguel ?

La Parroquia San Miguel Arcángel

C’est l’incontournable de la ville. Cette église emblématique du 17ème siècle est unique au Mexique car réalisée en « cantera rosa », une pierre rose, qui n’est pas sans rappeler la cathédrale de Strasbourg en France faite de grès rose. A l’origine, la façade était typiquement mexicaine mais en 1880, Zeferino Gutierrez (un maçon indigène et architecte autodidacte) la transforma en style néo-gothique, s’inspirant de cartes postales et de lithographies des églises gothiques d’Europe. Même si l’intérieur est originaire du 17ème siècle, l’église fût pillée tant de fois que l’unique image significative qui persiste aujourd’hui est le « Señor de la Conquista » réalisé en pâte de maïs par des indigènes de Michoacán.

L’église est définitivement atypique avec sa pierre rose et ses accents gothiques parce-que ce n’est pas commun au Mexique. De plus l’intérieur est très élégant, plutôt colonial et sans opulence.

Face à l’église, se situe la Plaza Allende, place centrale de la ville (qu’on appelle en général « zócalo » au Mexique) et qui est plus connue sous le nom de Jardín Principal. Son style est d’inspiration française avec ses bancs en fer, ses lauriers et son kiosque.

Le Centro Cultural Ignacio Ramírez

Dr. Hernández Macías 75, Centro, 415 152 0289

Ce centre fait partie du INBA (Instituto Nacional de Bellas Artes) et est simplement connu à San Miguel comme « Bellas Artes ». L’édifice, qui date de 1755, était à l’origine un couvent, mais c’est en 1948 qu’il fût transformé en école d’art. L’artiste David Alfaro Siqueiros y a enseigné et créé une peinture murale qu’il est possible d’admirer.

L’endroit a été rénové en 2011 et est accessible gratuitement. L’idée est de s’y rendre pour un moment de détente dans le jardin intérieur et d'admirer son architecture. C’est un lieu qui semble intemporel.

Le Mercado de Artesanías

Lucas Balderas S/N, Centro

C’est un marché traditionnel au cœur de la ville divisé en trois sections : nourriture (on y trouve une multitude de fruits), « bazar » où l’on trouve de tout (chaussures, pains mexicains, fromage, vaisselle…) et artisanat dans la partie arrière (un peu cachée). Ce marché n’est pas sans rappeler le Mercado de la Cuidadela de Mexico.

Si beaucoup d’artisanat est relativement bon marché et qu’il est toujours possible de négocier, le prix des tapis en provenance de Oaxaca y est assez exorbitant. C’est aussi vrai en ce qui concerne les tissus (housses de coussins, torchons, serviettes…) du Chiapas. Les tapis sont entièrement tissés main et leur prix varie en fonction de la taille mais surtout du motif. Plus il est géométrique, plus il est simple (et requiert donc moins de fils) et donc moins coûteux.

A titre d’exemple, un tapis de 1m30 sur 80 cm avec un motif élaboré de colibris s’élève à 8500 MXN soit 383 €. C’est donc très cher. Loin de minimiser le travail des artisans, je tiens à souligner que la plus grande part de ce que vous payez ne va malheureusement pas revenir aux artisans eux-mêmes…Lorsque l’on voit un marchand qui possède des millions de ce type de tapis et possèdes donc des millions de pesos en stock c’est assez surprenant : à quel prix ce marchand a-t-il réellement acheté ces tapis pour en avoir autant ???

Il est évident que les prix de San Miguel, qui est une ville touristique, sont largement supérieurs aux coûts de production et que la marge que les commerçants se font est exponentielle, et ce au détriment des artisans. Cela me pose un problème éthique.

Mon objectif est donc d’explorer un peu plus le Mexique, et notamment de me rendre moi-même dans les Etats de Oaxaca et du Chiapas, afin d’aller à la rencontre de coopératives et d’analyser plus en profondeur le processus de production et de commercialisation. L’institution gouvernementale FONART dont la principale mission est de promouvoir l’artisanat mexicain est également une piste.

La Fabrica Aurora

Calzada de La Aurora S/N, Aurora, 415 152 1312

Construite en 1902 par une entreprise anglaise ce fût la plus grande usine textile du pays pendant le 20ème siècle. Elle s’est aujourd’hui transformée en centre artistique composé de nombreuses galeries d’art et de quelques boutiques de design et d’artisanat. Ses douze arches de pierre et ses portes en fer forgé sont pratiquement restées inchangées. Je crois bien que c’est mon endroit favori de San Miguel.

L’architecture coloniale et les églises

San Miguel de Allende vaut à elle seule le détour pour son architecture. Il n’y a pas besoin de multiplier les visites pour apprécier la ville dont les maisons coloniales colorées sont construites autour d’adorables patios. Qu’il s’agisse de propriétés privées, de restaurants, de cafés ou de magasins, presque tous possèdent des terrasses ainsi que des jardins intérieurs.

Par ailleurs, la ville est pleine d’églises parmi lesquelles on compte le « Templo de Nuestra Señora de la Salud », the « Templo de San Fransisco » et le « Templo y Convento de la Purísima Concepción ».

San Miguel de Allende : capitale du design ?

Au-delà du marché et de la Fabrica Aurora, tout le centre est peuplé de magasins de design et de mode. Il s’agit de boutiques indépendantes qui mettent à l’honneur l’artisanat mais aussi le design mexicain en termes de meubles, décoration et mode. On trouve ainsi un certain nombre de boutiques de jeunes créateurs qui valent définitivement le détour.

Où manger à San Miguel ?

Outre son accent sur le design et la création, San Miguel est aussi un paradis gastronomique. On y trouve une multitude de restaurants où les chefs n’hésitent pas à revisiter les codes de la gastronomie traditionnelle. Voici quelques adresses que j’ai apprécié :

La Mezcalería, Correo 47, Centro, 415 121 5354

A deux pas de l'Hacienda Las Amantes, on y sert des cocktails à base de mezcal ainsi que des plats (de type tapas) frais à partager. Asperges grillées au parmesan et tartare de thon et avocat en sont des exemples.

Antonia Bistro, San Francisco 57, San Miguel de Allende, 415 152 7295

C’est un restaurant gastronomique international situé sur le toit d’un hôtel (rooftop). Les plats sont inventifs et raffinés et on y mange aussi bien du poisson que de la viande. La variation de maracuya en dessert est divine.

La Parada, Recreo, Centro, Zona Centro, 415 152 0473

Il s’agit d’un restaurant péruvien qui nous a été recommandé par Gaby. Boissons à base de pisco, l’eau-de-vie péruvienne, ceviches, tiraditos, riz aux fruits de mer et chile et autres créations (notamment à base de bœuf et de porc) dont je ne me souviens plus des noms sont les divins mets que nous y avons partagé au dernier soir de notre voyage.

El Tres Restaurante Cantina, Mesones, Centro, 01 415 152 0580

Restaurant mexicain revisité dans un style contemporain avec un joli patio. L’endroit est agréable, la cuisine fraîche et les mojitos sont très bons.

Adresses shopping

Voici quelques-unes de mes suggestions, en vrac…

Mente Cacao, Zacateros 17, Zona Centro

Chocolatier où l’on trouve du chocolat au chile et au basilic…

Olio Fino, Zacateros 83, Centro

Magasin gourmet spécialisé dans l’huile d’olive et les vinaigres balsamiques.

Fina Catrina, Mesones 74

On peut ne pas aimer mais ils font des sacs peints à la main très colorés. Chaque modèle est unique et il faut compter environ 135€ pour un sac.

Camino Silvestre, Zacateros 46, Zona Centro

Magasin dédié aux articles pour oiseaux. Ça paraît curieux dit comme ça, mais ils ont aussi des articles de décoration et un joli jardin où prendre le thé.

La pépite : les chaussures I am Shoes fabriquées par une communauté indigène de Tlaquepaque dans l’Etat de Jalisco. La boutique où je les ai trouvés se situe dans Mesones un peu avant Fina Catrina et Mente Cacao (je ne me souviens plus du nom). Chaque modèle (environ 50€ la paire) est unique.

L’Indépendance mexicaine

San Miguel est une ville incroyable pour prendre part aux festivités de l’Indépendance mexicaine car les rues se remplissent de mariachis et sont toutes parées des couleurs nationales (vert, blanc, rouge). On croise de drôles de personnages perchés sur des échasses, des gens pleins d’énergie et de joie et l’on admire de multiples feux d’artifice.

De la terrasse de notre hôtel, nous avions une vue parfaite et nous avons pu les admirer autour d’un moment en famille. C’est fort et coloré à l’instar du Mexique lui-même.

Quelques souvenirs de 2016...

En définitive, San Miguel de Allende est une ville où il fait bon vivre, consacrée au design, à l’art et aux produits gourmet. Ses boutiques de thé, chocolat, savons, etc…me rappellent certaines boutiques que l’on trouve en Europe. Tout y est plein de charme et il est agréable de pouvoir y marcher : c’est sûrement pour ça que j’ai un petit coup de cœur pour San Miguel.

En 2016, puis cette année (septembre 2018)

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A propos

Tout a commencé par un semestre d’étude…cela s’est terminé en déménagement. Moi c’est Hélène, et je me suis installée au Mexique en Juillet 2016, époque à laquelle j’ai débuté le blog. A French in Mexico, c’est l’histoire d’une française (moi) qui vit au Mexique et qui écrit plein de choses sur le voyage et la vie à l’étranger. Je partage ma découverte du pays et de sa culture, mais aussi mon expérience sur la vie d’expatriée, sa richesse, ses challenges et ses difficultés.

Plus d’informations sur mon parcours, ainsi que mes coordonnées de contact, sont disponibles dans la rubrique « A propos ». Bonne lecture à tous!

 

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