Voyage de Noël en Europe / 1 - Innsbruck sous la neige

January 18, 2018

 

Comme promis, voici le premier article de l’année 2018 écrit en français. J’explique ici pourquoi je me suis finalement résolue à animer le blog dans ma langue natale. Mais je n’exclue pas de traduire mes articles en anglais non plus : tout va dépendre de la charge de travail à venir et de comment je vais organiser mon temps entre mes différents projets.

Je compte revenir sur l’année 2017 mais un peu plus tard…Aujourd’hui je vais surtout vous parler de comment j’ai terminé 2017. C’est l’histoire d’une escapade autrichienne

Andy et moi avons décidé de passer les fêtes de fin d’année en France car cela faisait deux années consécutives que je passais noël avec sa famille au Mexique, et je dois bien admettre que le noël français me manquait terriblement. Nous savions que nos familles et amis ne seraient pas forcément disponibles durant deux semaines complètes mais nous avions aussi besoin de vacances ! Nous avons immédiatement pensé aux pays d’Europe Centrale où les villes et villages se parent de magie en période de noël. Après avoir hésité entre Prague, Budapest, la Bavière…notre choix s’est finalement porté sur l’Autriche, et plus particulièrement sur Vienne et Innsbruck, où nous avons passé la semaine qui a précédé noël. C’est parti !...

 

Après 11 heures de vol de Mexico à Paris et 4 heures de sommeil nous avons pris un avion le lundi matin pour Vienne, puis un train jusqu’à Innsbruck. Un conseil ? Prévoir plus de temps pour se reposer ! Andy et moi étions crevés et nous avons fait une confusion sur l’heure du vol pour Vienne : le départ n’était pas à 8h mais à 7h20 ! Heureusement nous avions beaucoup d’avance à notre arrivée à l’aéroport. Mais pas de chance, Andy a oublié un sac à dos dans le train qui nous a conduit de l’aéroport de Vienne à la gare d’où partait notre train pour Innsbruck !!! Sac à dos qui contenait diverses choses telles que bonnets, écharpes, gants mais surtout tous nos câbles et chargeurs et…mon appareil photo. Bien que nous ayons immédiatement déclaré la perte et fait toutes les démarches, s’il y a des chances pour que les agents me renvoient mon sac à dos, il semble en revanche que la caméra ne soit plus dans le sac…Un coup dur, surtout que je l’ai depuis des années, qu’elle m’accompagne partout et qu’elle m’a été offerte par ma maman…Andy et moi-même n’avions jamais oublié ou perdu un bagage auparavant : il parait qu’il y a une première à tout !

 

Il faut compter environ 4 heures de train entre Vienne et Innsbruck (en achetant nos billets à l'avance et en ligne, nous en avons eu pour 30€/personne l'aller-retour). Nous y avons croisé des gens avec des affiches antinazi car le premier ministre alors juste élu est d’extrême droite…Triste mais vrai. Innsbruck est également accessible en avion mais les vols sont très chers et les horaires très contraignants, et puis le train ça vaut quand même le coup car le paysage est magnifique. Petit à petit, tout change : cela devient plus montagneux et surtout cela devient tout blanc de neige.

 

 

Innsbruck, capitale de la région tyrolienne, est une petite ville de charme au cœur des montagnes située entre la Bavière en Allemagne au nord et l’Italie au Sud. La cité a accueilli les jeux olympiques d’hiver en 1964, 1976 et 2012 (pour la 2ème édition de ceux de la jeunesse) mais dit non pour ceux de 2026 : affaire à suivre…C’est donc comme l’on peut s’en douter le paradis des skieurs en hiver et des randonneurs et cyclistes en été. Avis aux citadins : mieux vaut aimer la nature avant de s’aventurer à Innsbruck !

 

 

Après avoir couru acheter bonnets, gants, écharpes et chargeurs (dépense que nous n’avions pas prévue), nous avons pris nos quartiers à l’hôtel Adlers, situé à 5 minutes à pied de la gare et 10 minutes à pied du centre historique. Ce que j’ai vraiment apprécié d’Innsbruck c’est que l’on peut tout faire à pieds et certains d’entre vous savent déjà que marcher me manque à Monterrey, ville où les trottoirs sont presque inexistants. Bonne chose à savoir : toutes les pistes de ski autour de la ville sont desservies par des bus qui partent directement de la gare et les villages sont joignables par train.

 

 

Mais que fait-on à Innsbruck ???

 

 

1 – Le centre historique

 

 

Le centre m’a paru ressembler à un village de poupées. Tout y est petit, mignon, plein de charme et…médiéval. On a vraiment l’impression d’être transportée à une autre époque. Les incontournables ? Le petit toit d’or, la cathédrale Saint Jacques et le palais de la Hofburg que…je n’ai pas visité. L’aspect culturel n’était cette fois pas forcément sur ma liste car je savais que j’allais prendre la route de Vienne ensuite. L’idée était plutôt de déambuler dans la ville, profiter de la nature alentour, et surtout, de faire plaisir à Andy qui est un amoureux de la montagne. Anecdote du petit toit d’or : il a été construit au 16ème siècle sous le règne de Maximilien Ier qui s’en servait de loge pour se montrer au peuple lors des tournois et des fêtes. Son nom vient de sa composition en bardeaux de cuivre dorés à l’or fin.

 

  

2 – Les marchés de noël

 

 

Autre incontournable : les marchés de noël (bien-sûr en période de noël ! euh…aie-je vraiment besoin de le préciser ???) Je pense que c’est une forte tradition d’Europe centrale que de parer les villes et villages des lumières de noël. Beaucoup parlent du « noël germanique » mais l’expression est restrictive. La région alsacienne à l’Est de la France, ainsi que la République Tchèque et la Hongrie, revêtent-elles aussi leurs plus beaux atours à l’approche de noël. Les marchés font partie de ce folklore. On y trouve des décorations, mais aussi des accessoires contre le froid (bonnet, écharpes), des confiseries artisanales, de la nourriture et surtout…du « glühwein » ou vin chaud. A consommer sans modération ! Bon peut-être un peu quand même et puis Andy n’a pas vraiment apprécié : trop sucré pour lui.

 

 

3 – La Nordkette

 

 

C’est le domaine skiable le plus accessible d’Innsbruck car on y accède par un téléphérique qui part directement du centre-ville. Il y a différents niveaux sur lesquels l’on peut s’arrêter et donc différents prix. Nous avons acheté le ticket qui mène à l’altitude la plus haute (34,50€/personne). Tant qu’à faire, puisqu-on est là, autant s’en mettre plein la vue ! Plus on monte et plus le paysage se métamorphose. En quelques minutes, nous voilà propulsés de la ville et de ses édifices médiévaux à notre mère nature : montagnes et conifères recouverts de neige. Pour être honnête, cela peut sembler être simpliste à dire mais je ne m’attendais pas à une telle beauté. Je me suis toujours plus considérée comme une personne « de la mer » et non « de la montagne », mais je réalise rétrospectivement que c’est parce-que mes expériences à la montagne étant enfant ont été limitées. J’ai n’ai dû y aller qu’à deux reprises et je suis tombée malade sur l’une de ces deux fois. En outre, avec un peu de famille d’origine espagnole amoureuse du soleil, mon goût pour le grand froid ne s’est pas franchement développé.

 

Andy et moi ne sommes pas montés à la Nordkette pour skier (il n’y a pas franchement de cours sur ces pistes qui s’adressent plutôt aux expérimentés), mais simplement pour profiter de l’environnement, du panorama sur la ville et…pour le vin chaud (ou la bière !) au sommet !

 

Coup de chance ? Nous avions demandé à l’office de tourisme où nous pouvions aller pour faire une randonnée en raquettes avec un guide et l’on nous avait informé qu’il fallait prendre un bus en partance de la gare pour rejoindre un domaine skiable. Cependant, lors de notre passage par la Nordkette nous avons discuté avec un professionnel qui nous a mis en contact avec un guide pour le lendemain ! Cela nous a certainement facilité les choses et fait gagner du temps !

 

 

Un détail : ne pas s’arrêter à l’Alpen Zoo au moment de la descente. Par principe, je ne suis pas en faveur des zoos : les animaux dans des cages ou des espaces très restreints, et hors de leur milieu naturel, très peu pour moi. A ceux qui me disent que les zoos contribuent à préserver les espèces, je réponds tout simplement que seulement 10% des zoos poursuivent réellement cet objectif…Mais alors qu’est-ce-qui m’a pris ??? J’ai tout d’abord cru que le zoo avait un objectif de protection, et puis j’étais attirée par l’idée de voir des animaux de la région en me disant que oui, ils étaient dans leur environnement naturel. Grande erreur ! Cinq pauvres loups dans un espace qui ne devait pas mesurer plus de 150 m2, trois chèvres, une pauvre loutre tentant de s’échapper de son bassin, un lieu qui paraît être à l’abandon…Je n’en dis pas plus car cela m’a vraiment impacté. Un conseil : ne pas y aller.

 

 

4 – Une randonnée en raquettes

 

 

Pourquoi une randonnée en raquettes et pas du ski ? Parce-que nous avions très peu de temps. Comme je l’ai mentionné, notre objectif en venant à Innsbruck était surtout d’apprécier la nature et de déconnecter. Si nous avions voulu skier, nous aurions planifié une semaine complète. Mais dans la mesure où nous souhaitions quand même profiter de la montagne, la raquette nous a semblé un bon compromis. Notre guide, Stephan, est passé nous prendre le matin à 8h30 en voiture. Il nous a accompagné louer le matériel puis nous sommes partis pour Muttereralm situé à 15 minutes de route au nord d’Innsbruck. Ce fût sans nul doute mon coup de cœur de ce voyage. La brume environnante donnant un aspect mystérieux, presque hostile, au lieu. L’éclaircie totale une heure après permettant enfin d’apprécier le paysage. Le ciel bleu azur, les sapins géants, les montagnes immaculées tout autour…C’était presque surréaliste. Un conseil : la randonnée en raquettes implique de faire du hors-piste et de littéralement marcher au cœur de la montagne. Il est donc indispensable d’avoir un guide. Le nôtre était génial. Il parlait couramment anglais mais aussi espagnol et italien, il fût extrêmement chaleureux et surtout nous avons senti son amour pour le Tyrol dont il est originaire.

 

 

Je me suis fatiguée plus vite que je ne le pensais et je ne suis malheureusement pas parvenue au sommet mais je pense que pour une première, je ne me suis pas si mal débrouillée ! Après notre randonnée, nous avons rejoint le restaurant près du téléphérique où nous avons déjeuné une cuisine authentique, puis nous sommes redescendus et Stephan nous a raccompagné à notre hôtel. Il était alors 14h et en une longue matinée, nous en avions bien profité !

 

 

Et le froid dans tout ça ? Notre guide nous a mentionné dès le début que pour beaucoup tout se joue dans la tête et il avait bien raison ! On voie le paysage recouvert de neige et on fantasme le froid, alors qu’en réalité, le fait de marcher génère indéniablement de la chaleur. Et le corps humain a tout simplement de formidables capacités d’adaptation. Et puis nous nous sommes bien réchauffés au sauna de l’hôtel. Oui oui, l’hôtel avait un spa et oui oui, nous avons eu beaucoup de chance ! 

 

La limite d’une telle aventure ? Le budget. Si nous avons eu un confort inespéré sans avoir à prendre de bus, dépendre d’horaires préétablis etc…la journée nous a coûté 280€ au total. Cela inclut la randonnée avec le guide, les deux tickets pour accéder aux pistes avec le téléphérique, l’essence, la location du matériel pour deux (raquettes, bâtons, pantalon de ski) et le déjeuner pour trois. Cela n’est pas négligeable, néanmoins nous ne regrettons rien et si c’était à refaire, nous le referions !

 

 

Et la cuisine: Qu’est-ce qu’on mange à Innsbruck ?

 

1 – Bretzel et vin chaud

 

On les trouve partout et en particulier dans les marchés de noël. Rien de tel que de faire une pause gourmande avec ce pain chaud finement salé tout en se réchauffant avec un verre de vin chaud.

 

2 – Saucisses, moutarde et pommes de terre

 

Cela ne sonne pas très « sain » mais qu’importe ! Nous sommes en vacances et nous faisons tout à pieds, alors…Une remarque que je me suis faite : les tyroliens sont grands en général mais surtout ils sont tous très minces. Ils se déplacent à pieds ou en transport, et surtout ils pratiquent beaucoup les activités d’extérieur (ski, snowboard, vélo,…)

 

 

3 – Le goulash

 

C’est à l’origine une soupe hongroise dont les variantes sont nombreuses à travers l’Europe Centrale. Celui que j’ai goûté se présentait plus comme un ragoût qu’une soupe, à base de viande de bœuf, oignon, tomate et paprika : délicieux.

 

 

4 – Le cerf en sauce

 

 

 

 

Contrairement à d’autres régions, la viande de cerf est plutôt courante en Autriche, en particulier en période de fête. Elle est le plus souvent cuisinée en sauce avec des petits légumes et accompagnée de « Spätzle », pâtes très consistantes puisqu’étant préparées avec une grande quantité de farine.  

 

Petit plus de Innsbruck en terme culinaire: bien manger est abordable. Le prix moyen d'un dîner est de 30€ pour 2 sans se priver. Nous avons bu à chaque fois une bière ou un verre de vin et les portions sont grandes donc on peut partager certains plats.

Pas de déjeuner à proprement parler : on s’est contenté d’un bretzel (ou hot dog pour Andy) sur le marché.

Et le petit-déj ? Environ 12,50€ pour 2 avec café, pain, confiture, sandwich salé…Le dernier jour on a pris à emporter pour le train et on n’a payé que 10€ pour 2.

 

Et en termes de boisson ? La bière est bien évidemment un incontournable. Mais j’ai été très agréablement surprise par les vins autrichiens. En bonne française, j’ai peut-être parfois tendance à être un peu chauvine, mais je dois bien reconnaître que j’ai goûté des vins « made in Austria » vraiment délicieux, en particulier les vins blancs.

 

 

 

Conclusion de mon escapade tyrolienne ?

 

 

-Innsbruck c’est sans nul doute un endroit magique. Si quelqu’un vous dit qu’il n’aime pas franchement la montagne, emmenez-le là-bas et il sera conquis.

-La ville m’a semblé un peu hors du temps, comme déconnectée, très loin du reste du monde et certainement à mille lieues du Mexique.

-L’air y es incroyablement pur. On y oublie la contamination (dont je souffre beaucoup à Monterrey), les allergies et les problèmes pulmonaires.

-Peu de jours sont nécessaires pour découvrir la ville en tant que telle mais il faut bien prévoir une semaine complète si vous planifiez de skier. A cet égard, il est préférable de loger directement au pied des pistes plutôt que dans Innsbruck même d’où il vous faudra prendre le bus tous les jours.

-Attention, les restaurants ne sont pas anti-fumeurs. Il est parfaitement légal de fumer dans un restaurant et cela peut malheureusement être très gênant…Dans certains endroits, il y a des parties non-fumeurs mais ce n’est pas nécessairement le cas et c’est ainsi qu’Andy et moi n’avons pas pu dîner dans un pub que Stephan nous avait recommandé.

-Côté social et humain, je dirais que les gens sont relativement froids mais ce n’est que mon humble avis. La bonne chose est que tous ont un excellent niveau d’anglais (et non, je ne maîtrise pas encore l’allemand) et bien qu’ils soient distants, ils sont très professionnels et courtois.

-Enfin, si le petit déjeuner de votre hôtel est cher (comme c’était le cas à l’Adlers), allez chez Baguette (oui oui, c’est un nom français pour une chaîne autrichienne) où vous trouverez tout ce qu’il faut pour un petit déjeuner complet (sucré et salé).

 

 

 

Prochaine étape de mon périple de l’Avent : Vienne, capitale autrichienne.

 

 

 

 

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A propos

Tout a commencé par un semestre d’étude…cela s’est terminé en déménagement. Moi c’est Hélène, et je me suis installée au Mexique en Juillet 2016, époque à laquelle j’ai débuté le blog. A French in Mexico, c’est l’histoire d’une française (moi) qui vit au Mexique et qui écrit plein de choses sur le voyage et la vie à l’étranger. Je partage ma découverte du pays et de sa culture, mais aussi mon expérience sur la vie d’expatriée, sa richesse, ses challenges et ses difficultés.

Plus d’informations sur mon parcours, ainsi que mes coordonnées de contact, sont disponibles dans la rubrique « A propos ». Bonne lecture à tous!

 

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